La femme musulmane aujourd’hui entre le fait religieux et la réalité sociale

Compte rendu de la première journée

DSC_0061Premier atelier : Égalité Homme-Femme en Droit algérien.
Animé par Mme. HANIFI Louisa, Docteur en Droit Privé de l’Université de Perpignan, Professeur à la Faculté de Droit de l’Université d’Alger et auteur du Dissolution du lien conjugal du vivant des époux (Presses Universitaires de Perpignan, 2008), cet atelier a initié la réflexion sur la place du principe d’égalité Hommes-Femmes dans le système juridique algérien. Bien que cette notion soit, en théorie, consacrée comme étant un des principes fondateurs de la société algérienne moderne et constitue une règle essentielle dans de nombreux domaines du droit (droit du travail, droit commercial, droit pénal…etc.), il n’en demeure pas moins difficilement admissible dans certains domaines dont particulièrement celui du droit de la famille. Quels sont les efforts consentis par les institutions officielles afin de réduire les disparités entre les genres dans le domaine du statut personnel ?

 

Deuxième atelier : La lutte contre la violence à l’égard des femmes
Animé par Mme. BENGOUIA Samia, Docteur en Droit musulman de la Faculté des Sciences islamiques d’Alger et Maître de Conférences en Droit de la Famille à l’Université d’Alger I, cet atelier aura été pour les participants l’occasion d’ouvrir le débat sur les violences physiques et morales dont souffrent des milliers de femmes au Maghreb en général et en Algérie en particulier. Mais également de découvrir les instruments juridiques mis à la disposition des personnes et de la société civile pour lutter contre ce fléau. De même que d’évaluer la pertinence de la politique algérienne de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

Troisième atelier : Le Féminin et l’éducation à la citoyenneté.
Mme. MEKIDECHE Chérine, Maître de Conférences en Psychologie à la Faculté des Sciences humaines de l’Université d’Alger II et chercheuse au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC – Oran), a proposé aux participants à cet atelier de méditer la notion d’éducation à la citoyenneté. Autant cette notion pédagogique vise, comme on sait, la transmission des valeurs de paix, du vivre-ensemble et d’éveil à la solidarité, à l’environnement et au développement durable, le principe d’éducation à l’égalité des genres et au respect mutuel entre Masculin et Féminin ne semble toutefois pas y occuper une place prépondérante. Ce constat est d’autant plus alarmant que l’équilibre des rapports de genres constitue le fondement de la cohésion sociale à l’heure où la construction sociale fait face à de grands bouleversements dans un monde globalisé.

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