Pour «une journée mondiale du vivre ensemble»

Cheikh Bentounes sème les graines de paix au Centre Claverie

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Venu pour un plaidoyer pour son initiative d’institutionnalisation «d’une journée de vivre ensemble» Cheikh Khaled Bentounes a choisi le Centre Claverie tenu par les religieux chrétiens pour sa conférence. Le choix du lieu n’est pas fortuit quoique l’initiative de la Conférence d’hier est à mettre à l’actif de Sophia Lila, présentée comme la cheville ouvrière de cette rencontre qui a drainé une foule nombreuse.

D’ailleurs, la rencontre a été rehaussée par la présence de l’évêque d’Oran Jean Paul Vesco, du Consul de France et celui du Royaume du Maroc.

Le Cheikh commencera son intervention par le rappel de sa relation avec feu Pierre Claverie, tué par le terrorisme et dont le centre porte le nom. Manière de dire que le dialogue entre les deux religions, à travers deux de ses représentants, ne date pas d’aujourd’hui.

Concernant son initiative, dont le dossier a été présenté à l’ONU il y a quelques semaines, il dira qu’elle a suscité beaucoup d’intérêts. Après avoir été plébiscitée par les 3000 congressistes qui ont assisté en Novembre dernier au Congrès sur «les femmes et la Paix». “Cette initiative a besoin d’une adhésion de celles et ceux qui croient en la possibilité d’une coexistence pacifique des humains en dehors des appartenances ethniques, religieuses”… dira le Cheikh Bentounès qui réclame un million de signatures pour appuyer son initiative au niveau des Nations Unies. Il ajoutera «une signature sera l’empreinte de chacun de vous à l’édifice».

Il fera part de sa conviction que la période actuelle incite à l’espoir malgré le flot d’informations sur les guerres et les violences déversé chaque jour par les médias. «Nous vivons une époque magnifique» lance-t-il à l’adresse d’une assistance prise au dépourvu par cette assertion. Et d’ajouter «selon les statistiques de l’Onu, la violence a baissé de 17% à notre époque par rapport au 18ème et 19ème s. Alors que la population mondiale s’est multipliée par 7».

Il estime que la communication se focalise uniquement sur la violence pour des raisons commerciales. Toujours sur le chapitre des chiffres, il indiquera que la violence, dans toutes ses formes, coûte à l’humanité 9,47 Trillion de milliards de $ par an. Un chiffre astronomique.

Or, soulignera-t-il que le dixième de cette somme peut éradiquer la pauvreté en Afrique et ailleurs. Ce qui fera cesser le phénomène de la harga. Il s’insurge contre le fait que «la Méditerranée, mer de toutes les civilisations humaines, s’est transformée en tombeau pour des milliers des jeunes et enfants africains courant derrière le chimère de l’Eldorado du Nord ».

Par ailleurs, Cheikh Bentounès donnera un sens très large à sa conception du «vivre ensemble». Cette notion ne concerne pas uniquement les humains, remarquera-t-il. « Mais aussi le végetal, le minéral et l’animal ». Ainsi, même les défenseurs de la nature peuvent se retrouver dans son combat…


 

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