Prix Emir Abdelkader : Trois lauréats figures du Vivre Ensemble

telechargement-1Trois personnalités internationales marquantes et distinguées, l’Algérien Lakhdar Brahimi, l’Espagnol Federico Mayor et le Canadien Raymond Chrétien sont les premiers lauréats du Prix de l’Emir Abdelkader pour « la promotion du vivre-ensemble et la coexistence pacifique en Méditerranée et dans le monde », qui sera attribué, mercredi, en fin d’après-midi, à Mostaganem.

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Ce prix, initié par l’ONG internationale AISA, la Fondation Méditerranéenne du Développement durable (Djanatu-al- Arif) et le Programme MED 21, vise à promouvoir la culture de paix et le vivre ensemble. Il est attribué à des personnalités ayant contribué significativement par leurs actions,à la pratique du Vivre Ensemble et au renforcement de la coexistence pacifique entre les peuples, les groupes sociaux et les individus.

C’est dans cette optique que furent désignés lauréats de ce prix, l’éminent  diplomate algérien, Lakhdar Brahimi,  pour représenter la rive Sud de la Méditerranée.

Ancien chef de la diplomatie algérienne, ambassadeur, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Médiateur international de l’ONU, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, M. Brahimi a acquis une expérience inestimable dans le règlement des conflits dans le monde, en Irak, en Afghanistan, en Afrique, au Liban ou encore récemment en Syrie.

L’Espagnol Federico Mayor est le lauréat de la rive nord de la Méditerranée.

Ancien Ministre, ancien Directeur général de l’UNESCO et Co-fondateur de l’Alliance des Civilisations des Nations Unies, Il est aussi Président de la Fondation pour une culture de paix.

Enfin, le troisième lauréat  du reste du monde est la Canadien Raymond Chretien, Ambassadeur honoraire du Canada, ancien ambassadeur du Canada aux USA, il est membre de la Fondation Trudeau, un organisme de bienfaisance canadien, et Président de l’Observatoire international des Maires sur le Vivre Ensemble.

Par ailleurs, à l’occasion de l’inauguration, à Alger le 15 juin dernier, de la Chaire UNESCO « Emir Abdel-Kader pour les Droits de l’Homme et la Culture de Paix », le Bureau exécutif du Prix a décidé de décerner une mention spéciale à Tahar Hadjar , Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique et ancien recteur de l’Université d’Alger I, et le Dr. Issam Toualbi, Directeur de la Chaire, a-t-on appris des organisateurs.

Ce Prix a été créé en hommage à la figure emblématique de l’Emir Abd El-Kader (1808-1883), fondateur de l’Etat  moderne algérien et précurseur de ce Vivre Ensemble. Figure de la résistance populaire contre la colonisation française, fin diplomate, homme de lettres, l’Emir Abdelkader a été également un humaniste, un soufi et un défenseur des minorités de toutes confessions.

La cérémonie de remise du Prix Emir Abd El-Kader sera co-présidée par M.Driss Djazairi, Ambassadeur, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, Directeur exécutif du Centre de Genève pour la promotion des Droits de l’Homme et le Dialogue global. Il est également le petit-fils de l’Emir Abdelkader ainsi que par Mme, Fadila Laanan, Secrétaire d’Etat et Ministre-Présidente du Gouvernement francophone bruxellois.

La remise des prix se tiendra au siège de la fondation « Djanatu El-Arif » à Mostaganem, en présence de personnalités nationales et étrangères, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Paix, coïncidant avec le 21 septembre de chaque année, rappelle-t-on. APS

L’Emir Abdelkader, un humaniste convaincu

L’Emir Abdelkader, dont le prix éponyme sera attribué, mercredi soir à Mostaganem, à trois personnalités internationales, fut un humaniste convaincu qui croyait à une solidarité sans rivages entre les frères en humanité, sans aucune distinction, souligne-t-on à l’Association internationale Soufie Alâwiya (AISA), initiatrice de cette distinction, aux côtés la Fondation Méditerranéenne du Développement durable (Djanatu-al- Arif) et du Programme MED 21.

« Le choix du nom à donner à un Prix dédié à la promotion du Vivre ensemble et de la coexistence pacifique s’est imposé de lui-même aux membres fondateurs de cette distinction. L’Emir Abdelkader a été un résistant héroïque et un patriote déterminé. Il a su déployer les facettes d’une personnalité aux multiples et riches arborescences », ont expliqué les organisateurs.

« Fondateur de l’Etat algérien moderne, maître spirituel, résistant héroïque et patriote déterminé, l’Emir Abdelkader sauva, avec courage et fermeté, lors des émeutes de Damas en 1860, de milliers de chrétiens menacés. Il appelait à un renouvellement continu de la pensée et des comportements de tous et de chacun. Le message d’ouverture et de tolérance, de fraternité et de solidarité qu’il a légué, mérite d’être continué et, sans cesse, renouvelé dans le cadre d’un Prix qui porte son nom », ont expliqué les initiateurs de cette démarche.

Le lancement du Prix Emir Abdelkader a été concrétisé à la Maison de l’UNESCO à Paris, dans le cadre du projet d’institution par les Nations-Unies d’une Journée mondiale du Vivre ensemble. L’ONG AISA, la Fondation Djanatu Al-’Arif et le Programme MED 21 ont procédé au lancement de ce prix, au siège de l’UNESCO, le 29 septembre 2015, en présence de Omar Saïd Aitouni, petit fils de l’Emir Abdelkader ainsi que d’une très nombreuse assistance.

La création officielle du Prix est intervenue à Mostaganem, dans le cadre du Festival de la Journée Mondiale du Vivre Ensemble, organisé les 22 et 23 novembre 2015, à Mostaganem,  et concrétisée par un protocole d’accord, signé à Ghriss (Mascara)  en présence de la Ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, Mme Mounia Meslem, le 26 novembre 2015.

Les organisateurs ont expliqué que le  choix de la journée du 21 septembre n’est pas fortuit car, cette date représente la Journée Mondiale de la Paix décrétée par l’ONU. L’ONG AISA a décidé de s’engager et a placé tous ses efforts pour faire de cette date, la Journée Mondiale de la Paix et du Vivre Ensemble célébrée dans le monde,  Avec un nouveau regard,

« Nous pouvons engendrer et véhiculer collectivement une mutation profonde pour construire la société de demain et proposer un outil permettant d’exprimer, haut et fort, cette volonté d’apprendre à mieux vivre ensemble », soulignent les organisateurs.

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